Actualité du 19.02.2018

Proposition afin d’abaisser le nombre de signatures requis pour déposer un référendum communal à 5%, Simon Murith (DC/vl)

Comment appelez-vous une ville où l’exécutif détient les pleins pouvoirs, où le parlement a excessivement peu de compétences et où les citoyens n’ont pas leur mot à dire ? Cette ville a un nom : Fribourg !

Blaise Fasel et moi rêvons d’un Fribourg, et à plus long terme d’un Grand Fribourg, où le citoyen peut s’exprimer sur la politique locale en dehors des périodes électorales, où il est sensible et critique face aux enjeux qui l’impactent directement. Nous voulons repenser la gouvernance de la ville, pour une nouvelle forme de démocratie, ouverte, renforcée et moderne. C’est dans cette optique que nous proposons donc de fixer le nombre de signatures requises à un taux raisonnable de 5% du corps électoral.

Cette possibilité d’abaissement a été ouverte par le Grand Conseil et les centres cantonaux doivent en faire usage. Bulle l’a compris ; à nous maintenant de faire le pas, de garantir les droits politiques des habitants et de renforcer notre démocratie.

Car actuellement les droits politiques sont à peine garantis dans notre ville, et ceci contrairement aux prescriptions de notre constitution fédérale. C’est une réalité : aujourd’hui il est très difficile pour un acteur de la société civile et même pour un parti politique organisé de récolter quelques 2’600 signatures – sans compter la marge d’erreur d’au moins 10% – en 30 jours. Et cette entrave se confirme dans les chiffres : aucun référendum communal n’a été déposé depuis 2006 ! Est-ce à croire que nos concitoyens sont en accord total sur toutes les décisions prises depuis ? Permettez-moi d’en douter.

Pourtant, nous prenons des décisions qui influent quotidiennement sur leur vie. Sans contrôle populaire possible, ces décisions n’ont que peu de légitimité. Et ce à l’heure où tout autour de nous, nous faisons l’expérience de concitoyens qui doutent; ils doutent d’être représentés, ils doutent de notre démocratie, ils se méfient des majorités qui prennent des décisions à l’emporte-pièce.

Avec notre proposition, nous recréons la confiance, nous responsabilisons nos concitoyens et nous légitimons nos décisions.

Chères et Chers collègues, la confiance appelle la confiance. Le PDC vous demandent de faire confiance à la population de la Ville de Fribourg et de l’associer aux décisions qui la façonnent.