Actualité du 13.12.2016

Plan financier 2017-2021

Mardi le 13 décembre 2016

benoit-hemmer

Par Benoît Hemmer

Monsieur le président,

Monsieur le syndic,

Mesdames et Messieurs les conseillers communaux,

Chers collègues,

En ce début de législature, le groupe démocrate-chrétien/vert’libéral s’est penché avec un intérêt tout particulier sur le plan financier 2017-2021, puisqu’il s’agit du premier de la législature et qu’il nous donne ainsi un aperçu des priorités du nouveau Conseil communal. Il représente en quelque sorte une version chiffrée du plan de législature.

A l’instar de la Commission financière, nous avons beaucoup apprécié les améliorations apportées dans sa structure. Ne voulant pas répéter ce qui a été déjà mentionné par le président de la Commission financière et auquel nous nous rallions, nous souhaitons mettre l’accent sur les points suivants:

1) Peut-être est-ce l’effet de début de législature, mais si l’on compare ce plan financier à celui de l’année passée, l’évolution du compte de résultats pour 2017-2021 est nettement moins négative que ne l’était la prévision 2016-2020. Espérons qu’il ne s’agisse pas là que d’un optimisme passager, en particulier pour l’estimation des recettes fiscales!

En effet, l’essentiel des ressources de la Ville provient des recettes fiscales. Même si certains oracles prédisent pour la Ville de Fribourg une stabilité de la fiscalité des entreprises après RIE III, les incertitudes qui pèsent sur ces dernières doivent nous garder de tout optimisme démesuré. L’évolution du franc suisse par rapport à l’euro, amplifiéee par la faible stabilité actuelle de la France et de l’Italie, le départ d’industries et le peu d’installation de nouvelles dans le canton, la rareté des terrains disponibles en Ville de Fribourg et la limitation des places de parking allouées aux entreprises sont autant de facteurs susceptibles d’influencer à la baisse les rentrées fiscales des entreprises et, par effet de cascade, les impôts sur les personnes physiques.

Bien que les hypothèses retenues dans le Plan financier restent prudentes, elles révèlent des déficits budgétaires dès 2019. Quoique…, puisque le montant prévu pour les provisions est largement supérieur aux déficits budgétés, mais nous ne voulons pas revenir aux discussions de hier concernant la nécessité ou la justification de la hausse d’impôts.

2) Les infrastructures scolaires vont continuer à représenter une partie importante des investissements, en tenant compte des effets de l’augmentation de population prévue par les PAD. Nous saluons le nouveau concept de planification des établissements scolaires, même si on peut regretter qu’il n’ait pas été mis sur pied plus tôt. Il nous aurait peut-être évité la construction de quelques pavillons et permis de démarrer à temps des constructions définitives.

3) Le montant des investissements, en particulier ceux liés à l’agglo ou aux infrastructures comme la patinoire, montre une très forte composante supra-communale. Ces investissements sont liés à la fonction de ville-centre que joue Fribourg. Il est nécessaire que la ville puisse construire son avenir avec les communes qui l’entourent pour partager avec elles non seulement les dépenses, mais également les ressources. Nous ne pouvons qu’appeler la fusion de nos vœux.

4) S’il est positif d’investir de manière importante lorsque les taux d’intérêt sont faibles, l’accroissement important de la dette durant la législature, même s’il n’est pas catastrophique en comparaison avec d’autres communes, présente des risques en cas de progression des taux d’intérêts. La planification des investissements n’est-elle pas, dès lors, trop optimiste? Seul l’avenir nous le dira.

C’est avec ces remarques que le groupe démocrate-chrétien/vert’libéral prend acte du plan financier 2017-2021.

Benoît Hemmer

Rapporteur groupe démocrate-chrétien/vert’libéral