Une ville des citoyens

 

FISCALITE

Le PDC veut désamorcer le potentiel émotionnel du débat sur la fiscalité. Nous souhaitons que l’assemblée constitutive établisse un plan financier cohérent pour la future commune fusionnée. C’est sur la base de ce plan financier que le taux d’impôt sera fixé : il sera arrêté au niveau qui permette de couvrir les charges, ni plus ni moins. Le PDC demande donc que le taux d’impôt soit aussi bas que possible en fonction de cet indice.

D’ici à l’entrée en vigueur de la fusion, le PDC s’opposera en ville de Fribourg à toute augmentation d’impôts et est prêt à recourir au référendum si le Conseil communal devait s’engager dans une telle hausse.

En outre, le canton doit se montrer ambitieux et investir les moyens nécessaires s’il désire une capitale de rang important en Suisse. Il doit mettre à disposition un montant conséquent, notamment en termes de compensation fiscale, afin d’assurer la fusion prévue par la loi selon un périmètre qu’il a fixé lui-même. En ce sens, le PDC s’engage à veiller à ce que la Loi sur la fusion soit plus généreuse.

ECONOMIE

La taille importante de la nouvelle commune fusionnée et ses services efficaces seront une carte de visite économique pour les entreprises importantes cherchant à s’installer dans la région fribourgeoise, entre les pôles de Berne et de Lausanne.

Le PDC s’investira afin qu’une politique intelligente d’aménagement du territoire soit déployée et que des zones d’activité économique soient préservées sur le territoire de la commune fusionnée, en vue de futurs investissements. Ceci pour éviter, par exemple, une poursuite de la prolifération des centres commerciaux.

Le PDC souhaite mener une réflexion de fond au sein de l’assemblée constitutive, en vue au besoin d’une redistribution des zones d’activité économique existantes, par exemple autour des axes de communication principaux. Le PDC souhaite également que soient intégrés dans cette réflexion de fond les éco-quartiers, BlueFACTORY, Marly Innovation Center, ainsi que l’Université et les Hautes écoles présentes sur le territoire de la capitale fusionnée.

De façon plus générale, le PDC veut s’investir afin que chaque habitant de la capitale fusionnée ait la possibilité, s’il le souhaite, de travailler là où il habite. Cela passe par une politique sensible à la création et au maintien de l’emploi. Comme mesure concrète en ce sens, le PDC propose l’institution de mini-pôles économiques, où pourraient se rassembler à des conditions avantageuses des artisans et des petits commerçants. Ces derniers seraient alors ancrés au sein de leurs quartiers, contribuant à la diversité et au dynamisme de la capitale fusionnée. Un exemple : la pépinière artisanale près d’Avry-Centre.

BOURGEOISIE

Le PDC œuvrera pour que la Bourgeoisie de la ville de Fribourg devienne naturellement celle de la commune fusionnée du Grand Fribourg. Concrètement, le PDC demande que tous les citoyens originaires des communes qui intégrerons la capitale fusionnée deviennent bourgeois de Fribourg et reçoivent en bonne et due forme les convocations aux assemblées bourgeoisiales.

La Bourgeoisie de Fribourg représente actuellement environ 100 millions francs de biens bourgeoisiaux, dont les revenus sont affectés à des fins d’utilité publique sous contrôle du Conseil communal (Résidence pour personnes âgées des Bonnesfontaines, foyer pour enfants des Bonnesfontaines, jardins familiaux de Bertigny, de la Faye, du Stadtberg et de Torry, etc).

ADMINISTRATION COMMUNALE

Le PDC estime qu’en cas de fusion réussie, personne ne devrait perdre son emploi au sein du personnel communal des anciennes communes fusionnées. Le PDC veut promouvoir la formation continue au sein des équipes administratives et garantir une gestion intelligente et intégrative des ressources humaines de la future collectivité publique.

Les études récentes démontrent que les fusions n’apportent pas forcément une diminution du personnel des communes préexistantes. Au-delà, les économies d’échelle sont difficiles à calculer.

C’est au niveau de l’amélioration des processus que la population trouvera des avantages concrets, par exemple par une plus grande efficacité et disponibilité des services.

AGGLOMERATION

Pour le PDC, l’Agglomération offre deux avantages : une meilleure collaboration des communes concernant d’une part les transports publics, et concernant d’autre part l’aménagement du territoire. Dans les domaines de la culture, du tourisme et de la promotion économique, le bilan de l’Agglomération est insatisfaisant. Dans ces domaines, l’Agglomération a contribué à une complexification des processus, éloignant les services des citoyens.

Le PDC s’oppose à l’élargissement de cette Agglomération à l’ensemble du district de la Sarine, comme cela a été proposé. Le territoire du Grand Fribourg est un ensemble cohérent d’urbanisation, mais il ne fait aucun sens d’intégrer toutes les communes de la Sarine dans une agglomération élargie. Si une agglomération élargie devait voir le jour, elle doit correspondre à l’agglomération structurelle telle qu’identifiée par l’Office fédéral de la statistique et inclure des communes du Haut-Lac et de la Singine. Cet ensemble reflète fidèlement la réalité démographique, structurelle et économique. Il permettra également à Fribourg de devenir un interlocuteur sérieux de la Confédération pour les programmes d’agglomération dans lesquelles nous sommes actuellement relégués au fonds du classement.

Si la structure de l’Agglomération devait effectivement subsister après la fusion, le PDC s’exprime pour une redistribution des cartes au sein de l’Agglomération. Actuellement, la ville de Fribourg paie près de 50% des charges de cette institution, en ayant droit à une position décisionnelle inférieure. Si la commune fusionnée ou partiellement fusionnée de Fribourg devait se retrouver dans une agglomération élargie ou identique, et qu’elle devait payer plus de 50% des charges, la capitale fusionnée devra se voir attribuer la majorité des positions décisionnelles de cette institution.